Responsabilité

Réduire les déchets plastiques une initiative à la fois

18 octobre 2021

Un tas de bananes sur une tablette dans l’une de nos épiceries.
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Les bananes sont au cœur d’un problème de gaspillage. Chaque semaine, Loblaw reçoit des centaines de palettes pleines de fruits, qui arrivent à nos centres de distribution avec une bande de plastique protectrice dans les coins. Celle-ci se retrouve à la poubelle, car elle n’est pas recyclable. Mais c’est sur le point de changer.

À compter de novembre, nous utiliserons seulement du carton dur avec l’un de nos principaux fournisseurs et nous visons une transition complète l’an prochain. Ce changement éliminera des sites d’enfouissement l’équivalent de 20 millions de bouteilles d’eau en plastique en format individuel par année.

« C’est le plus grand projet de réduction du plastique que nous avons cette année, et il se réalise parce que les collègues ont réfléchi et se sont dit : nous pouvons changer cela », explique Ian Gordon, vice-président principal, Réduction des déchets plastiques. Il fait référence à Joe DiGirolamo et à son équipe du centre de distribution de Maple Grove en Ontario, qui a été le premier à remarquer et à dénoncer le problème.

La réduction est l’un des trois piliers de l’initiative d’emballage sur les déchets plastiques de Loblaw. Il s’agit d’un pilier important, car il présente des avantages immédiats et, comme Galen l’a dit aux clients de PC OptimumMC plus tôt cette année, le problème a été créé par l’industrie et elle se doit d’aider à le résoudre. Une meilleure gestion de ce que nous utilisons et dans quoi nous investissons est tout aussi vitale, ajoute Ian.

Lorsque réduire est impossible, nous avons un rôle à jouer dans ce qui se produit lorsque les choses que nous fabriquons et vendons atteignent leur fin de vie. C’est ce qu’on appelle la responsabilité élargie des producteurs, ou « REP ». En Ontario, par exemple, Loblaw et d’autres grands détaillants aident à éviter que les déchets ne se retrouvent dans les sites d’enfouissement et seront bientôt responsables à 100 % du financement de la collecte, du tri et du recyclage des emballages qu’ils produisent. C’est déjà le cas en Colombie-Britannique, et Ian s’attend à ce que le Québec suive de près. Le travail effectué par Loblaw en collaboration avec d’autres grands détaillants se traduira par un processus de recyclage global plus efficace. Actuellement, en Ontario, ce qui est acceptable dans le cadre du programme de recyclage de trottoir d’une municipalité ne l’est peut-être pas dans les autres municipalités.

« Le plastique est mal vu, mais tout le plastique est recyclable; il n’est simplement pas toujours facile à recycler », dit Ian. Les emballages complexes composés de plusieurs types de plastique sont difficiles à séparer dans les installations de recyclage municipales. Les trieurs optiques ne peuvent pas détecter les contenants noirs contre le convoyeur noir et les plastiques légers peu coûteux (pensez aux plateaux de viande en polystyrène expansé) prennent beaucoup de volume pour de faibles résultats, explique Ian, qui a géré la marque le Choix du PrésidentMD pendant 14 ans avant de passer à son poste actuel il y a deux ans.

L’amélioration de la collecte en fin de vie et la refonte des plastiques pour s’adapter à un modèle d’économie circulaire, où les matériaux recyclés sont utilisés pour créer de nouveaux produits encore et encore, c’est l’objectif que nous visons tous, et c’est une grande priorité pour les organisations comme le Pacte canadien sur les plastiques. En tant que membre fondateur, Loblaw travaille avec d’autres joueurs au niveau mondial pour exécuter à l’échelle mondiale.

« Tout le monde reconnaît que le plastique à usage unique est un vrai problème et que nous faisons partie du problème. Si un nombre suffisant d’entre nous se réunit avec la même ambition, la même stratégie et le même plan d’action, nous pouvons diriger ce changement. Chaque fois que vous dirigez le changement, vous commencez à voir les gens se ranger derrière vous », dit Ian.

Par exemple, lorsque Loblaw a remplacé ses caisses de champignons par des caisses recyclées et recyclables de couleur caramel, les autres détaillants ont décidé de suivre. « Elles sont maintenant partout », ajoute-t-il. Il est fort probable que les bandes de carton dur dans les coins de toutes les palettes de bananes ne sont pas trop loin derrière.

Si vous souhaitez en savoir plus, voyez Ian Gordon dans la nouvelle bande-annonce du documentaire The Afterlife of Waste about the circular plastics economy in Canada (L’après-vie des déchets à propos de l’économie circulaire des plastiques au Canada).

Du 18 au 24 octobre, c’est la Semaine de réduction des déchets dans tout le Canada.

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