Personnes

April se confie au sujet de sa santé mentale

24 mai 2022

April se tient debout dans sa cuisine.
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Lorsque, en 2020, April Ramhit a commencé à travailler chez Loblaw à titre de spécialiste du service à la clientèle, Viandes fraîches, elle était déjà aux prises avec la maladie mentale depuis des décennies. En fait, elle se souvient d’avoir connu la dépression alors qu’elle était âgée de sept ans seulement.

« J’ai subi un traumatisme quand j’étais enfant, ce qui a entraîné beaucoup de problèmes », dit-elle. « J’étais une enfant extravertie et à un certain moment, selon mon père, je me suis refermée et je me suis plongée dans les livres. J’ai changé soudainement, car il se passait beaucoup de choses. Je ne parlais à personne de ce que je vivais, mais je ne savais pas comment y faire face. »

Elle n’en a donc pas parlé pendant longtemps. En fait, elle avait 24 ans lorsqu’elle a enfin reçu son diagnostic de dépression clinique et a pu avoir accès à des soins dans son Michigan natal. Mais cette solution n’était pas parfaite. Un traumatisme crânien survenu lors d’un grave accident de voiture en 2000 lui a fait perdre la mémoire des six derniers mois. Puisque ses assurances ne lui donnaient pas accès à un traitement approprié, sa santé mentale n’a fait qu’empirer.

Dix ans plus tard, après avoir rencontré son mari, emménagé au Canada et reçu l’assurance-santé de l’Ontario, elle a commencé à consulter un neuropsychiatre qui lui a diagnostiqué non seulement de la dépression, mais également un trouble de stress post-traumatique complexe et un trouble d’anxiété généralisée. Ces diagnostics ont touché toutes les sphères de sa vie : sa santé mentale et physique, bien sûr, mais aussi sa vie professionnelle et même les finances de sa famille.

Elle a surtout compris l’importance de parler de santé mentale, en partie grâce au soutien qu’elle a reçu de ses gestionnaires et collègues de Loblaw. « Mes patrons sont exceptionnels. Comme ils connaissent mon état de santé, je n’ai pas l’impression d’avoir à cacher quoi que ce soit », dit-elle.

À 43 ans, April n’a pas « éliminé » ses maladies mentales : ces maladies chroniques feront probablement toujours partie de sa vie. En fait, elle a récemment eu une rechute qui a nécessité une hospitalisation. Mais elle se sent soutenue au travail et son solide plan de traitements lui donne accès à des médicaments, à la thérapie comportementale dialectique et à la psychiatrie. Elle a également d’autres outils à sa disposition,notamment SilverCloud, une plateforme qui connecte les gens à des professionnels de la santé.

Elle suit actuellement le troisième module d’un programme de l’application qui se concentre sur le stress, et bien qu’elle ait déjà appris certaines de ses techniques, les rappels lui ont été très utiles. « Je viens de regarder une vidéo sur la respiration. Ça semble simple, mais il y a des jours où on a simplement besoin d’un rappel. Il faut respirer », dit-elle.

Elle est prête à donner au suivant, à d’autres collègues et employés qui sont aux prises avec leur propre problème de santé mentale.

« Je veux entamer la conversation sur la santé mentale en partageant mon histoire pour aider à briser la stigmatisation de la santé mentale.J'ai bénéficié d'un soutien et le parcours a quand même été difficile.Bien des gens n'ont pas de soutien et le fait d'entamer la conversation sur la santé mentale les aidera, je l'espère, à mieux traverser cette épreuve. » 

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