Personnes

Pour Jenna, les soins aux patients sont la priorité

21 juillet 2021

Jenna porte un masque facial tout en tenant une seringue utilisée pour les vaccins.
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Pharmacienne au Atlantic SuperstoreMD de Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, Jenna Swart n’a fait que son travail. Mais pour une mère, Jenna est la raison pour laquelle son fils autiste a pu se faire vacciner contre la COVID-19.

Dans une lettre envoyée en mai à Jennifer Brown, gérante de la pharmacie, la mère expliquait que son fils devait recevoir son vaccin dans un centre communautaire. Ils se sont entraînés pendant deux mois à se rendre au centre, afin qu’il se sente à l’aise le jour venu, mais le lieu de son rendez-vous a changé à la dernière minute.

« Avant de vivre de nouvelles expériences, comme les vaccins, les personnes sévèrement autistes ont besoin de planification, d’entraînement et d’y être exposées par étapes, ce qui les aide à gérer une situation inexplicable pour eux et, par le fait même, menaçante. Le temps, les histoires sur les réseaux sociaux et la pratique sont essentiels pour prodiguer des soins en toute humanité », peut-on lire dans la lettre.

Lorsque la mère a abordé Jenna pour lui dire qu’à son avis, son fils ne voudrait pas entrer dans le magasin, Jenna n’a pas bronché.

« J’ai simplement dit : Serait-il à l’aise de rester assis dans la voiture? La mère m’a regardée et semblait stupéfaite que je lui propose cette solution », dit-elle.

Bien que la campagne de vaccination contre la COVID-19 ait rendu la vie professionnelle beaucoup plus chargée en pharmacie, Jenna et ses collègues abordent chaque journée avec un sourire et accordent toujours la priorité aux soins aux patients.

« Nous voulons qu’ils se sentent à l’aise et qu’ils aient une expérience si positive qu’ils reviennent pour leur deuxième dose », ajoute-t-elle. Cela peut signifier s’asseoir avec un client qui a des doutes quant au vaccin et prendre le temps de discuter de ses craintes, se rendre dans la salle d’attente de la pharmacie pour vacciner des personnes en fauteuil roulant ou, comme l’un de ses collègues l’a fait, utiliser une application de reconnaissance vocale pour communiquer avec des clients malentendants.

« Je pense que les gens sont surpris de constater que nous prenons le temps », explique Jenna.

Contrairement aux grands centres de vaccination mis en place dans plusieurs provinces, les pharmaciens ont tendance à faire partie de la communauté aux yeux des personnes qu’ils servent.

Selon Jenna, certains clients ont même attendu que sa pharmacie commence à vacciner pour y recevoir leur dose plutôt que d’aller ailleurs. « Ils nous font confiance et ils viennent toujours magasiner ici. »  Par exemple, des collègues ont dû aider des clients âgés n’ayant pas accès à Internet ou à un téléphone intelligent à parcourir le système de réservation en ligne.

Elle reçoit également la visite de personnes agoraphobes ou de personnes ne pouvant pas se rendre dans les centres de vaccination pendant leurs heures d’ouverture. « Nos heures d’ouverture sont plus flexibles et nous tentons toujours d’accommoder nos clients dans la mesure du possible. »

Pour Jenna, la reconnaissance fait du bien et la lettre de la mère a validé son travail.

« C’est passionnant de pouvoir faire partie de cette campagne de vaccination, d’aider à éliminer la peur et d’aider les gens à revenir à la normale. Ça me rend fière. »

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